UN rallies the world to protect the rights of the Girl Child

19 October 2012 | Uncategorized

New York – With the High-Level Segment of the 2012 General Assembly still fresh in memory, UN Information Centres (UNICs) around the world marked the first International Day of the Girl Child. This was an opportune occasion to raise awareness of the plight of girls.  The planned events were organized in conjunction with local partners – Government authorities, the UNCT, NGOS, educational institutions and the media.

UNIC Ankara joined forces with more than 50 non-profit organizations, universities and foundations to launch the “Say No to Child Brides” National Platform.  It will seek partnerships with groups around the world and issue recommendations next year on promoting girls’ rights in Turkey.

A number of Information Centres – from UNIC Canberra to UNIC Port-of-Spain and UNIC Rio de Janeiro – disseminated information materials and the Secretary-General’s message to media in local languages.

In other centres, young people were given the opportunity to express their views on the theme of the Day – “Ending Child Marriage” – through interviews, articles as well as through social media.  They unanimously condemned early marriage as an obstacle to education and an impediment to the realization of their ambitions.

UNIC Accra produced an educational video, also available on YouTube, which was featured in a prelude to the African Women Cultural Leaders Network meeting. Schoolgirls and boys interviewed showed a good grasp of the situation in Ghana and beyond. A young man advocated partnering with the media to support the UN’s outreach effort by targeting parents prone to give away their underage daughters for marriage.

In Dakar, reflecting on her own situation, a young 28-year old Senegalese woman who was given away at 14 and was now a mother of six did not want her 14-year old daughter to experience the same fate. “If I had been given the opportunity to continue my studies, I would have been financially independent today and able to take care of myself.  At the time, we could only but abide by our parent’s decision” said Fatou who specified that most of her friends experienced the same fate of early and forced marriage.  Today, she is determined to see things change.  “I want my daughter and all the girls from her generation to stay in school. This can be possible if we raise this issue with the elders” she continued.

Meanwhile, UNIC Nairobi brought together UN officials and disadvantaged girls at the UN compound in Nairobi. An interactive exchange took place between the girls, from the Kiambu County, near Nairobi and UN staff.  UNIC Ouagadougou and the Ministry of Education are planning for a television programme debating on strategies to promote girls’ education across Africa. Government, civil society and business representatives will participate in this debate.  The programme will air during the week of 20 October.

The General Assembly adopted the Day by a resolution (A/Res/66/170) in December 2011 to highlight challenges facing girls worldwide, and promote and protect their rights. Child marriage is a human rights violation that impacts all aspects of a girl’s life. It disrupts a girl’s education and endangers her health, presenting a serious obstacle to achieving many Millennium Development Goals.

According to the Secretary-General’s message for the Day, it is estimated that around 1 in 3 young women aged 20 to 24 — approximately 70 million — were married before the age of 18.  Despite a decline in the overall proportion of child brides in the last 30 years, the challenge persists, particularly in rural areas and among the poorest.  If present trends continue, the number of girls who will marry by their 18th birthday will climb towards 150 million in the next decade.

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L’ONU et le monde debout pour protéger les droits des filles

Juste après le segment de haut niveau de l’Assemblée générale 2012, Les Centres d’information des Nations Unies (CINU) du monde entier ont célébré la première Journée internationale de la fille. C’était la parfaite occasion de sensibiliser la population à la situation dramatique des filles. Les événements étaient organisés avec des partenaires locaux – gouvernements, les équipes de pays, les ONG, les institutions éducatives et les médias.

Le CINU d’Ankara s’est associé avec 50 organisations à but non lucratif, universités et fondations pour lancer la plateforme nationale “Dire non au mariage des filles”. Il s’agit d’établir des partenariats avec des groupes dans le monde et de faire des recommandations l’année prochaine pour promouvoir les droits des filles en Turquies.

Un certain nombre de Centres d’information – du CINU de Canberra à ceux de Port-of-Spain et de Rio de Janeiro – ont distribué du matériel informatif et le message du Secrétaire général aux médias dans les langues locales.

Dans d’autres centres, des jeunes ont eu l’occasion d’exprimer leur point de vue sur le thème de la Journée, “Mettre fin aux mariages des filles” – par le biais d’interviews, d’articles ainsi que sur les médias sociaux. Ils ont condamné de façon unanime les mariages d’enfants et les considèrent comme un obstacle à l’éducation et une entrave à la réalisation de leurs ambitions.

Le CINU d’Accra a produit une vidéo éducative, disponible sur YouTube, qui a été projetée en préliminaire à la réunion du Réseau des femmes africaines leaders culturelles. Les écolières et écoliers interviewés ont montré une bonne connaissance de la situation au Ghana et ailleurs. Un jeune homme a proposé un partenariat avec les médias pour soutenir les efforts de communication de l’ONU en ciblant les parents prêts à marier leurs filles trop jeunes.

A Dakar, réfléchissant sur sa propre situation, une jeune femme sénégalaise de 28 ans qui a été donnée à 14 ans et qui est maintenant mère de six enfants, dit qu’elle ne veut pas que sa fille de 14 ans ait la même expérience. « Si j’avais eu l’occasion de poursuivre des études, j’aurais été indépendante financièrement et j’aurais pu m’occuper de moi-même. A l’époque, on ne pouvait pas faire autrement que de suivre la décision de nos parents », a dit Fatou, précisant que la plupart de ses amies avaient connu le même sort d’un mariage forcé et précoce. Aujourd’hui, elle est déterminée à ce que les choses changent. « Je veux que ma fille et toutes les filles de sa génération restent à l’école. Ca doit être possible si on soulève la question auprès des anciens », explique-t-elle.

Parallèlement, le CINU de Nairobi a rassemblé des représentants de l’ONU et des jeunes filles désavantagées au Siège de l’ONU à Nairobi. Un dialogue a eu lieu entre les jeunes filles de Kiambu County, près de Nairobi et le personnel de l’ONU. Le CINU de Ouagadougou et le ministère de l’Education prévoient un programme télévisé pour débattre de stratégies pour promouvoir l’éducation des filles à travers l’Afrique. Les gouvernements, la société civile et le monde des affaires participeront à ce débat. Le programme sera diffusé pendant la semaine du 20 octobre.

L’Assemblée générale a adopté la Journée dans sa résolution A/RES/66/170 de décembre 2011 afin de souligner les défis posés aux jeunes filles dans le monde, et de promouvoir et protéger leurs droits. Le mariage des enfants est une violation des droits de l’homme qui a un impact sur tous les aspects de la vie d’une fille. Il interrompt l’éducation et met en danger sa santé, présentant un dangereux obstacle à la réalisation de nombreux Objectifs du Millénaire pour le développement.

Selon le message du Secrétaire général, on estime qu’une femme sur trois entre 20 et 24 ans – soit 70 millions – ont été mariées avant l’âge de 18 ans. En dépit d’un déclin dans la proportion du nombre d’enfant marié dans les 30 dernières années, le défi persiste notamment dans les zones rurales et les plus pauvres. Si la tendance actuelle continue, le nombre de jeunes filles qui seront mariées avant leur 18ème anniversaire atteindra 150 millions dans la décennie à venir.